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 Mythe 1 : Psyché

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aphrodite
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MessageSujet: Mythe 1 : Psyché   Mer 20 Oct - 14:57




Il était une fois un roi, père de trois filles ravissantes. La plus jeune, Psyché, dépassait si grandement ses sœurs en éclat qu’auprès d’elles, elle paraissait être une déesse frayant avec de simples mortelles.

La renommée de sa beauté s’étendit sur toute la terre et de tous côtés les hommes se mettaient en route pour venir la contempler avec émerveillement et adoration, et aussi pour lui rendre hommage comme si, elle était une immortelle. Ils allaient jusqu’à dire que Vénus elle-même ne pouvait rivaliser avec cette mortelle. Et tandis que de plus en plus nombreux ils se pressaient autour d’elle, plus aucun d’eux n’accordait une pensée à Vénus. Les temples de la déesse étaient négligés, ses autels recouverts de cendres froides ; désertées, ses villes consacrées tombaient en ruines. Tous les honneurs qui lui avaient été jusque là réservés allaient maintenant à une simple jeune fille destinée à mourir un jour

.
(Vénus et Amour)

La déesse ne pouvait accepter pareille façon d’agir. Et comme à chaque fois qu’elle se trouvait dans l’embarras, elle requit l’aide de son fils, que certains appellent Cupidon et d’autres Amour. Un jeune homme contre les flèches duquel il n’existe aucune défense, pas plus au ciel que sur terre. Elle lui conta ses griefs et comme toujours elle le trouva prêt à obéir à ses ordres.
« Use ton pouvoir », lui dit-elle, « Fais en sorte que cette petite effrontée s’éprenne follement de la plus vile, de la plus méprisable créature qui soit au monde ».

Il l’aurait fait, sans doute, si Vénus (perdant la vue dans sa fureur jalouse, ce que tant de beauté pouvait inspirer même au dieu Amour) ne lui avait d’abord montré. Lorsqu’il la vit, ce fut comme si lui-même s’était percé le cœur d’une de ses propres flèches. Il ne dit rien a sa mère ; en vérité il n’avait plus la force de proférer un mot, et Vénus le quitta persuadée qu’il mènerait rapidement Psyché à sa perte


Les choses toutefois se passèrent
bien autrement qu’elle ne le comptait. Psyché ne s’éprit nullement d’un
scélérat ; en faite elle ne s’éprit de personne et chose plus étrange
encore, personne ne s’éprit d’elle. Les hommes se contentaient de la
contempler, de l’admirer, de l’adorer- puis passaient et en épousaient une
autre. Ses deux sœurs, bien qu’infiniment moins séduisantes, avaient fait des
mariages splendides- chacune d’elle avait trouvé un roi pour mari. Psyché, la
toute belle, restait triste et solitaire, toujours admirée, jamais aimée. Aucun
homme, semblait-il, ne la voulait pour femme

Ceci bien entendu, était une
grande cause de soucis pour ses parents. Son père se rendit finalement près
d’un oracle d’Apollon, pour demander le moyen de trouver un bon mari pour
Psyché. Le dieu consentit à répondre, mais ses paroles furent terribles. Il
décréta que Psyché, vêtue d’habits de deuil, devait être menée sur le sommet
d’une colline et d’y rester seule ; là, le mari qui lui était destiné, un
serpent ailé, terrifiant, et plus fort que les dieux eux-mêmes, viendrait à
elle et en ferait sa femme.


(Créature vile)

On peut imaginer le désespoir qui
s’empara de tous lorsque le père de Psyché rapporta ces nouvelles lamentables.
On para la jeune fille comme pour ses funérailles et avec plus de lamentations
encore que s’il fût agit de la porter à sa tombe, on la mena sur la colline.
Psyché seule gardait tout son courage.


« C’est beaucoup plus tôt
que vous auriez dû pleurer sur moi. », leur dit-elle « à cause de
cette beauté qui m’a valu la jalousie du ciel. Partez maintenant et sachez que
je suis heureuse d’en voir venir la fin. » Ils partirent donc, désespérés,
abandonnant la jeune fille à son destin malheureux.


Sur la colline, dans l’obscurité,
Psyché restait assise, attendant elle ne savait quelle épouvante. Là tandis
qu’elle pleurait et tremblait, un léger souffle parvint jusqu’à elle, la douce
haleine de Zéphyr. Elle sentit qu’il la soulevait. Elle glissa dans l’air,
depuis la colline rocheuse jusqu’à la prairie moelleuse comme un lit, odorante
de fleurs.


(Psyché portée par Zéphyr)

Il y faisait si paisible qu’elle y oublia tous ses soucis. Près
d’une rivière scintillante, au bord de laquelle s’élevait un château aussi
imposant et magnifique que s’il était destiné à un dieu, avec des colonnes en
or, des pavés d’argent. On n’entendait aucun son ; l’endroit semblait
désert et Psyché s’approcha, intimidée par la vue d’une telle splendeur.

Sur le
seuil elle perçu enfin une voix : « La maison est à toi, entre sans
crainte. Baigne-toi, rafraichis-toi ; ensuite on dressera pour toi une
table de banquet. »


(Psyché entrant dans ce lieu magique)

Toute la journée, sauf pour l’étrange compagnie de la
voix, elle resta seule, mais sans pouvoir l’expliquer, elle était sûre qu’à la
tombée de la nuit, son mari viendrait. Et il en fut ainsi. Quand elle le sentit
près d’elle et qu’elle entendit sa voix murmurer doucement à son oreille,
toutes ses craintes l’abandonnèrent. Sans le voir, elle savait qu’il n’était ni
un monstre ni une forme d’épouvante, mais bien l’amant qu’elle avait si
longuement espéré.


Cette demi-présence ne pouvait
pleinement la satisfaire ; cependant elle était heureuse et le temps
passait vite. Mais une nuit, son cher bien qu’invisible époux lui parla
gravement et l’avertit qu’un danger la menaçait, sous la forme de ses deux
sœurs : « Elles se rendent à la colline où tu as disparu afin d’y
pleurer sur toi, mais à aucun prix il ne faut qu’elles t’aperçoivent. Sinon, tu
deviendrais pour moi la cause d’une grande peine et pour toi, celle de ta
propre destruction. ». Elle promit de ne se laisser voir, mais passa toute
la journée suivant à pleurer en pensant à ses sœurs.

Elle pleurait encore quand
son mari revint et même les caresses qu’il lui prodigua ne purent tarir ses
larmes. Enfin, avec le chagrin il céda. « Fais ce que tu veux, mais je te
le répète tu prépares ta propre destruction. » Alors, solennellement, il
lui dit de ne se laisser persuader par personne de tenter à le voir, sous peine
d’être à tout jamais séparé de lui. Psyché se récria. Elle ferait comme il l’en
priait.


Le lendemain, portées par
Zéphyr, ses sœurs descendirent de la montagne. Elles entrèrent dans le palais
et les deux aînées y virent tous les trésors sans pareils. Et l’envie, l’amère
envie s’empara d’elles, ainsi qu’une curiosité dévorante. Qui était le seigneur
de toute cette magnificence ? Qui était l’époux de leur sœur ?


(Psyché et ses soeurs)

Elles
demandèrent et les mots hésitants de leur sœur et ses réponses pleines de
contradictions quand elle lui avait demandé de décrire son mari avait alerté
leur attention. Elles étaient maintenant
convaincues que non seulement Psyché n’avait jamais posé les yeux sur lui mais
qu’elle ignorait aussi ce qu’il était en réalité. Elles étaient maintenant
assurées du fait, que son mari n’était pas du tout un homme que Psyché
s’imaginait mais bien l’affreux serpent ailé annoncé par l’oracle d’Apollon. Il
se montrait doux pour l’instant mais une nuit viendrait où il se jetterait sur
elle pour la dévorer.


Psyché consternée, sentait que la
terreur envahissait son cœur et en chassait l’amour. Elle-même s’était demandée
si souvent pourquoi il ne lui permettait pas de le voir. Il devait y avoir une
terrible raison à cela. « Il doit avoir quelque chose d’horrible en lui
pour qu’il craigne ainsi la lumière du jour. », dit-elle en sanglotant, et
elle les pria de lui donner un conseil.


Ses sœurs dirent à Psyché que
cette nuit là elle devrait cacher un couteau bien effilé et une lampe à côté de
son lit. Quand son mari dormirait profondément, elle se lèverait, elle
allumerait la lampe et se saisirait du couteau, puis, rassemblant toutes ses
forces, elle le plongerait vivement dans la forme affreuse que la lueur de la
lumière lui dévoilerait. Elles la quittèrent, la laissant déchirée par le doute
et éperdue, ne sachant que faire. Elle l’aimait ; il était son cher époux.
Non, il était un horrible serpent et elle le haïssait. Elle le tuerait- Non
elle n’en ferait rien – Il lui fallait une certitude. Ainsi tout le reste du
jour ses pensées luttèrent entre elles. Quand vint le soir, elle avait
abandonné le combat. Mais elle était bien décidée à une chose : elle le
verrait.


Quand enfin il s’endormit
paisiblement, elle rassembla son courage, alluma la lampe. Sur la pointe des
pieds elle s’approcha du lit et élevant la lampe, elle regarda celui qui était
étendu sous ses yeux. Oh, de quel soulagement et d’extase son cœur fut
rempli ! La lueur n’éclairait pas un monstre mais la plus belle des
créatures. Elle était envahie par la honte se sa folie et de son manque de
confiance, si elle n’avait pas été si tremblante, elle aurait planté la dague
en son sein. Malheureusement, elle restait incapable de se refuser la joie de
contempler tant de beauté, une goutte d’huile brûlante tomba sur l’épaule du
bel endormi. Il s’éveilla en sursaut, vit la lumière et la déloyauté de
Psyché ; sans un mot il s’enfuit.


(Psyché et la lampe)

Elle courut derrière lui dans la
nuit. Elle ne pouvait le voir mais elle l’entendait dans la nuit. Il lui apprit
son nom et tristement lui dit adieu. « L’Amour ne peut vivre sans
confiance. », et sur ces derniers mots il la quitta. « Le dieu de
L’Amour » pensa-t-elle. « Il était mon époux, et moi, misérable, j’ai
manqué de foi en sa parole. Est-il à jamais partit ? Je passerais ma vie à
sa recherche. S’il n’éprouve plus aucun amour pour moi, je saurai, moi, lui
montrer combien je l’aime. »


(l'Amour fuyant)

Lui était allé rejoindre sa mère
dans sa chambre, pour lui demander de panser sa blessure ; mais quand
Vénus apprit qu’il avait choisi Psyché, elle le quitta avec colère, le laissant
seul avec sa peine : et elle partit à la recherche de cette fille dont il
l’avait rendue plus jalouse encore. Vénus était décidée à montrer à Psyché ce
qu’il en coûte de s’attirer le courroux d’une déesse. Psyché s’épuisait dans sa
recherche.

Quand elles se rencontrèrent, Vénus se mit à rire et lui demanda
avec mépris si elle cherchait un mari, celui qui refusait de la voir depuis
qu’il avait faillit mourir de sa brûlure. « En vérité tu es si laide et tu
paye si peu de mine que jamais tu ne
trouveras un amoureux. Je vais donc t’enseigner comment t’y prendre en te
rendant utile. » Vénus prit une quantité de graines (blé, coquelicot,
millet…) et en fit un tas. « Dans ton propre intérêt et pour ta vie, pour
ton amour, veille à ce que tout ceci soit trié pour ce soir », et sur ces
mots elle s’en alla.


Psyché ne savait où donner de la
tête tant la cruauté de cet ordre la désorientait. La tâche était impossible.
Mais abandonnée elle fut prise en pitié par les fourmis. Elles vinrent en vague
successive et travaillèrent avec acharnement. Ce qui avait été une masse
confuse devint des tas de petits monticules bien ordonnés. C’est ce que trouva
Vénus à son retour, ce qui la mit fort en colère. « Je n’en ai pas fini
avec toi ! » dit la déesse.


Si elle pouvait lui imposer
longtemps un travail dur et pénible et aussi l’affamer, la beauté odieuse de
cette jeune fille ne pourrait y résister. En attendant que sa beauté ne se
fane, elle tiendrait son fils Amour enfermé dans une tour.


(La rivière)

Le lendemain elle trouva une
tâche plus dangereuse pour Psyché. « En bas, près de la rivière, là où
poussent les épais buissons, se trouve des moutons dont la toison est d’or. Vas
me chercher un peu de leur brillante laine ». Quand la jeune fille
exténuée atteignit le gracieux cours d’eau, un grand désir lui vint, de s’y
jeter et d’amener ainsi la fin de ses peines et de son désespoir. Mais comme
elle s’y penchait, une petite voix provenant d’un roseau lui dit qu’elle ne
devait pas se noyer ; les choses ne se présentaient pas mal à ce point.
Les moutons étaient, certes, très violents et enragés, mais si Psyché
consentait à attendre le moment où, vers le soir, ils sortaient des
broussailles pour se reposer et s’abreuver au bord de la rivière, il ne lui
resterait plus qu’à récolté la laine accrochée aux ronces.


Vénus s’en saisit avec un sourire
fiel. « Je vais te donner une nouvelle occasion de prouver que tu as le
cœur aussi résolu que tu le prétends. » Elle donna une boîte à Psyché avec
pour consigne de la portée dans le monde souterrain et d’y prier Prospérine d’y
mettre un peu de sa beauté. Psyché devait insister et faire comprendre à la
femme du dieu des enfers, que Vénus s’était usée et épuisée à soigner son fils
malade. Elle partit.

Une tour lui indiqua toutes les choses qu’elle devrait
faire pour rentrer dans le royaume d’Hadès. Elle passa comme elle lui avait dit
par un grand trou dans la terre, puis elle donna une obole à Charon pour
traverser la rivière de la mort, elle offrit un gâteau à Cerbère. Une fois
arrivée auprès de Prospérine, la femme ne demanda pas mieux que d’aider Vénus.
Psyché reprit la boîte remplie.


(Psyché et Charon traversants le Styx)

Par sa curiosité, et encore plus
par vanité, Psyché provoqua elle-même l’épreuve suivante. Elle voulait voir le
charme de la beauté que contenait la boîte et peut être en user un peu pour
elle-même lorsqu’elle révérait Cupidon. Incapable de résister à la
tentation ; elle l’ouvrit.


(Psyché ouvrant la boite)

A son grand désappointement, elle n’y trouva
rien ; la boîte paraissait vide. Cependant une langueur mortelle la prit
aussitôt et elle tomba dans un profond sommeil.


A ce moment critique, le dieu
Amour intervint. Sa blessure était à présent cicatrisée et désirait retrouver
Psyché. Il est difficile d’emprisonner l’Amour. Vénus avait verrouillé les
portes à L’Amour, mais il restait les fenêtres. Rien n’est plus aisé pour
Cupidon de s’envoler. En un instant il enleva le sommeil des yeux de Psyché
pour le remettre dans la boite. Puis il réveilla sa femme en piquant légèrement
sa poitrine de ses flèches.


(L'Amour réveillant Psyché)

L’Amour s’envola vers l’Olympe voulant s’assurer
que Vénus ne leur causerait plus de difficultés, et il porta l’affaire devant
Jupiter lui-même. Le père des dieux et des hommes consentit aussitôt à la
requête de Cupidon. Il convoqua tous les dieux et leur annonça que Psyché et
Cupidon étaient officiellement mariés et il proposa d’accorder l’immortalité à
l’épousée


(Le mariage sur l'Olympe)

Mercure enleva Psyché au ciel et la déposa dans le palais des dieux.
Jupiter lui fit goûter l’ambroisie qui la rendit immortelle. Vénus ne pouvait
trouver à redire. Elle se dit aussi que Psyché, vivant au ciel avec mari et
enfants, n’aurait guère plus le temps de descendre sur terre pour y tourner la
tête aux hommes et s’immiscer dans son propre culte.


Tout se termina donc le plus
heureusement du monde. L’Amour et L’Âme, (car c’est là ce que signifie Psyché
en grec) s’étaient cherchés et après de dures épreuves s’étaient enfin trouvés.


(L'Amour et l'Ame)







.


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