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 La peur de guerrir.

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Last.blessing
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MessageSujet: La peur de guerrir.   Dim 17 Oct - 2:18

Extrait du site Partage et Ecoute :


Citation :
Voici ce qui se dégage des nombreux témoignages apportés dans le Forum et du groupe de paroles "Partage et Ecoute" du 23 juin 2004 autour du thème « la peur de guérir » :

• Avant toute chose, pour qu’il y ait peur de guérir, il faut bien évidemment avoir conscience et accepter le fait que l’on est malade et que l’on peut guérir, que l’on n’est pas atteint d’un mal incurable.

• Ensuite, la peur de guérir, c’est la peur de son corps.
- Soit la peur de la transformation du corps : quand on est malade, le corps est dépourvu de formes, soit parce qu’il est sans aucune rondeur, soit parce qu’il est tout en rondeur. C’est le corps d’un enfant. Et un enfant, rien ni personne ne l’oblige à, ou ne lui demande de, assumer des choix, des actes, des décisions. Un enfant, c’est irresponsable…
En guérissant, on devient « grand », adulte… On devient responsable de sa vie, de son bonheur comme de son malheur. La maladie n’est plus là pour se justifier.
- Soit la peur de laisser vivre, parler, son corps car des tiers l'ont abîmé (attouchements, viol..)

• C’est pourquoi, la peur de guérir, c’est aussi la peur de devenir responsable de sa vie.

• La peur de guérir, c’est également la peur des autres.
On avait appris à s’isoler, à s’exclure du monde.
En guérissant, il faudra revenir dans le monde, aller vers les autres, partager, échanger… Les relations ne seront plus filtrées par, canalisées autour de, centrées sur la maladie.
Et on devra aussi renouer avec l’amour, retrouver une vie sexuelle… Pas facile ! Pas gagné !

En définitive, la peur de guérir, c’est la peur de vivre !

Citation :
Groupe de Parole « Partage & Ecoute » d'Allauch du 3 mars 2006

Thème : « La peur de Guérir »

Peur de n'être plus "reconnu"

S. : Pour moi, on peut se complaire dans sa maladie. C'est un état "confortable". Lorsque l'entourage nous demande de faire des efforts, on a une bonne excuse pour y échapper : "on est malade". Alors qu'une fois guéri, les gens attendront beaucoup plus de nous.
P. : Je suis d'accord, si on guérit, on n'a plus d'excuses, on ne peut plus se plaindre et surtout les gens ne s'inquièteront plus autant pour nous.
M. : Ma souffrance de maladie actuelle est reconnue, alors que dans la vie active, tout le monde souffre normalement mais ce n'est pas reconnu car c'est "normal". Moi je ne pourrais plus affronter cette souffrance là.

Peur de l' "Inconnu"

M. : J'ai très peur de retrouver une vie normale car guérir pour moi, c'est retomber dans ce qui m'a rendu malade, c'est à dire le travail, le quotidien...
C. : Pour moi, les TCA , ce n'est pas une maladie, donc je n'ai pas peur de "guérir", par contre, maintenant que je vais mieux, j'ai peur de rechuter dans ces TCA.
S. : En fait, lorsqu'on est atteint de TCA, on contrôle . On contrôle notre corps lors des crises. C'est ce manque de contrôle sur soi qui peut faire peur par rapport à la guérison.

Peur de n'être plus en "sécurité"

M. : Je ne peux pas m'arrêter de me faire vomir. Cela m'apaise. Je n'ai pas envie de retrouver les personnes qui m'ont fait souffrir depuis mon enfance. J'ai très peur de l'extérieur. Je m'en protège ainsi.
Cl. : Pourtant tu dis que tu n'es pas bien, mais j'ai l'impression que tu ne fais rien pour en sortir.
MC. : Ce n’est pourtant pas un manque de volonté. On n’a plus de volonté.
R. : Non, c'est un manque de force. Elle n'a pas d'autre système pour se protéger, se blinder.
M. : En fait, je n'ai pas confiance en moi et à cause de cela, je ne me sens pas capable de faire face aux situations de la vie courante.
S. : J'ai manqué d' "être rassurée" dans ma famille. Ma boulimie est une béquille qui m'a permis de me mettre à l'abri de la violence familiale.

Un pas vers la guérison

M. : Est ce que la peur de la guérison n'est pas liée au fait qu'il faut d'abord revenir à cette blessure provoquée par un grand choc intérieur, cause de vos TCA ?
S. : Oui, tout vient de l'enfance, (on dit que les rapports à la nourriture viennent des rapports avec la mère) mais c'est inconscient. Alors il faut faire un grand travail sur soi car basculer dans la conscience demande des efforts d'où le fait qu'il est plus facile de se complaire dans la maladie.
R. : C'est vrai que ressasser les responsabilités des uns et des autres, ça n'est pas positif. On tourne en rond, ça n'apporte aucune solution et ça risque juste de se conforter dans l'idée qu'il vaut mieux rester dans la maladie.
Cl. : Pour moi, ma fille a trouvé un certain équilibre, car en France notre système assiste les personnes malades.
M. : Tu te trompes, la situation serait la même, en pire si je n'avais pas d'aide. Je n'exagère pas mon mal être. D'ailleurs j'ai eu envie de mourir à plusieurs reprises. C'est une vraie maladie dont je souffre et c'est comme lorsqu'on est confronté à une phobie : on ne peut pas agir autrement, même en se raisonnant.
C. : Je pense qu'il faut de toute façon faire un travail sur soi pour comprendre pourquoi on se comporte ainsi. Cette maladie touche le désir et non la volonté. Il faut savoir ce que l'on veut soi-même et non plus agir pour les autres ou à cause des autres. J'ai fait ce travail sur moi, et aujourd'hui je vais mieux , je commence à "combler le vide".
M. : Un psy m'a dit un jour qu'il ne servirait à rien de ressasser le choc affectif à l'origine des TCA ou autre Trouble du Comportement. "on doit vivre avec" m'a t-il dit.
S. : En effet, je sais maintenant que c'est le climat de violence que j'ai subi dans ma petite enfance qui m'a poussée dans la boulimie. Mais pour m'en sortir, j'ai accepté, je vis avec, cela fait partie de ma vie. Grâce à cet état d'esprit, je n'ai pas fait de crise depuis 9 semaines. C'est formidable.
M. : C'est au niveau de la sensibilité que tout se passe.
M. : Il faut donc "cicatriser".
MC. : Oui il faut accepter notre fardeau et continuer notre vie avec.
Cl. : Je voudrais dire à ma fille et à toutes celles qui souffrent de TCA qu'elles se trompent : il n'y a pas que des souffrances dans la vie, il y a aussi de grandes satisfactions.
S. : Il y a 6 mois, je voulais me suicider. Aujourd'hui je dis " la vie est belle ".

Citation :
Groupe de Parole « Partage & Ecoute » de Courbevoie du 22 mars 2006

Thème : « La peur de Guérir »

Changer ses habitudes, c’est difficile

Souvent, la maladie s’installe durablement et prend de plus en plus de place. Elle touche toutes les habitudes de vie (repas, sorties, études…). Du coup, B. explique qu’il est difficile de quitter ses habitudes, qui font mal, mais qui sont les seules qu’elle connaît.

Les bénéfices secondaires

La maladie, perverse, s’installe car elle apporte quelque chose à la personne souffrante. C’est ce que S. appelle des « bénéfices secondaires ». En effet, les comportements alimentaires comme l’anorexie ou la boulimie sont une manière de « faire face à ses émotions » pour B. « Ce qui m’apaise, c’est d’avoir l’estomac plein », dit-elle. Contrôle du stress, de l’anxiété, contrôle du corps, « carapace » contre la société, autant de bénéfices secondaires qu’évoquent B. et S.

Guérir, c’est perdre une forme de communication

L’anorexie est souvent considérée comme un moyen d’exprimer ses choses à travers son corps. E. se souvient que maigrir, c’était se faire remarquer des autres, attirer leur attention pour leur montrer qu’on ne va pas bien. Dans ce cas, s’éloigner de l’anorexie, c’est laisser de côté un mode de communication. Il peut en résulter une peur, celle de ne pas savoir exprimer autrement ses angoisses, ses problèmes. La thérapie est là pour faire cet apprentissage.

La maladie comme excuse facile

S. explique que la maladie est aussi une excuse qu’elle se trouve pour s’empêcher de faire des projets, d’avancer vers une vie d’adulte, qui est pourtant inéluctable. La maladie a « endormi » une partie d’elle-même, qui l’empêche d’être assidue en cours, et qui entraîne des problèmes scolaires. Mais ces problèmes ne sont-ils pas qu’un moyen pour ne pas affronter les examens dans des conditions normales ? La peur de ne pas réussir ses examens, de ne pas être à la hauteur, pousse inconsciemment le malade à mettre sa maladie en avant comme une excuse à ses échecs et à repousser l’échéance de la fin des études et de l’entrée dans la vie « adulte ». Car si on a peur de ne pas réussir ses examens, on imagine à quel point l’angoisse doit être forte de ne pas réussir sa vie en général. Alors on repousse la vie au loin. S. termine en décrivant ses difficultés à se projeter dans l’avenir, à la fois car elle ne sait pas encore qui elle est et ce qu’elle veut vraiment, mais aussi par peur de ne pas être à la hauteur de cet avenir qu’elle désirera.

Que mettre à la place de la maladie ?

Dans la souffrance, les troubles alimentaires apportent néanmoins un semblant de contrôle sur les émotions, et le monde qui nous entoure. Elles sont même le seul contrôle qu’on peut envisager, au bout d’un certain temps. Néanmoins, ce contrôle est artificiel. « Ce n’est pas nous », explique S., qui affirme alors l’importance de se trouver soi-même. Mais si la recherche du Moi, de son essence profonde est impérative, S. rappelle combien cela est difficile. Car avant de savoir ce que l’on veut dans la vie, il faut retrouver suffisamment d’estime et de confiance en soi, deux biens qui manquent souvent cruellement aux anorexiques et aux boulimiques. Et même une fois cette recherche du Moi aboutie, il faut encore accepter qu’on a désormais la responsabilité de vivre sa vie, celle qu’on a finie par entrevoir, celle qu’on veut mettre à la place de la maladie. Et la peur de cette responsabilité, la peur de l’échec, amène souvent à douter, et dans le pire des cas à rechuter, comme dans un cercle vicieux…

Le long chemin de la thérapie

Le chemin vers la guérison est long, demande du courage. B. explique qu’elle a fait plusieurs démarches thérapeutiques mais à fini par ressentir un « ras-le-bol », puis un découragement. S. décrit la thérapie comme parfois désagréable, car elle demande des efforts importants pour changer sa façon de vivre, de fonctionner. Et il faut du temps et de l’énergie pour mettre en place de nouveaux comportements…

La gestion des rechutes

La route vers la guérison est semée d’embûches, qui mènent parfois à la rechute, et aux difficultés morales qui s’en suivent. S. et B. affirment que dans ces moments là, la pratique d’un sport les aide à gérer la situation, dans une certaine mesure. S. pense également que les rechutes ne doivent pas forcément être vécue comme des échecs, ou des retours en arrière. Elles sont des pauses dans le chemin vers la guérison, qu’il faut accepter, car « ne jamais baisser les bras, c’est lourd ».

Est-ce qu’on s’en sort vraiment ?

E. explique qu’elle s’estime sortie de la maladie, mais qu’elle se surprend parfois encore à « revendiquer » son anorexie passée, à se donner une étiquette, une contenance. Surtout, elle pense qu’il ne faut pas voir la guérison comme un « point final » à la maladie, mais plus comme un équilibre de vie. A la question « est-ce qu’on s’en sort jamais vraiment ? », E. répond que « la maladie laisse une trace, mais la guérison, c’est quand elle n’empoisonne plus la vie. »

Article du site e-sante.be :


Citation :
Se complaire dans la maladie ou les bénéfices secondaires

Être malade, ce n'est jamais agréable. Et pourtant, on peut trouver dans une maladie, même grave, des avantages indéniables. Lorsque les avantages à être malade sont supérieurs aux inconvénients, cela peut même empêcher de guérir. En effet, une partie de nous peut refuser la guérison.

Un bénéfice secondaire est donc une sorte d'avantage collatéral ! En voici un exemple raconté par Anne Ancelin Shützenberger dans son livre " Vouloir guérir " : une femme souffrait d'un cancer et allait de rechutes en rechutes. Quand son médecin lui parla de bénéfices secondaires, elle répondit :

« - Mais les bénéfices secondaires dans la maladie, je n'en ai pas ! Ce que vous me demandez est affreux ! Je suis venue vous voir justement parce que je veux guérir !
Le médecin insiste.
- Non, vraiment aucun bénéfice secondaire ?
- Non.
Le médecin insiste encore une fois.
- Quel est l'avantage et le bénéfice de votre maladie ?
Dans un murmure, cette femme répond :
- Quand je suis à l'hôpital, que le diagnostic est mauvais et que je suis opérée, alors ma soeur vient me voir. C'est le seul moment où elle n'est pas jalouse de moi !
Et elle se met à pleurer.
- Ma soeur a vraiment des sentiments totalement positifs à mon égard lorsque je suis mourante, et uniquement lorsque je le suis ! »


On peut se demander pourquoi le médecin insiste-t-il autant ? À quoi cela sert-il de torturer cette femme gravement malade ? En fait, il s'agit évidemment de l'aider ! En effet, un bénéfice secondaire peut nous empêcher de guérir, allant en cela contre nos désirs conscients. C'est comme si un fil nous attachait à la maladie et refusait de lâcher. Le rôle du médecin est alors de nous aider à couper ce fil, à le détricoter pour qu'il permette de nous libérer de la maladie, quelle qu'elle soit.

Quand la maladie a l'air de s'installer, nous pouvons d'ailleurs, même sans l'aide d'un médecin, nous poser nous-même une question : " En quoi suis-je attachée à cette maladie ? " La réponse peut se révéler extrêmement intéressante comme dans l'exemple cité : " La femme a travaillé sur ses sentiments, sur l'ambivalence familiale. (...) Elle n'a plus besoin d'être mourante pour avoir de bons rapports avec sa soeur ! Elle s'est stabilisée et améliorée. "

Les bénéfices secondaires peuvent être très divers selon la personne. Il peut s'agir de rendre l'entourage enfin attentif, de voir plus souvent un enfant qui vous délaissait, de lâcher des responsabilités qui vous pesaient, de ne plus être obligé de travailler dans un contexte qui vous déplaisait, etc.

Attention, ces bénéfices secondaires ne sont pas du tout à l'origine d'une stratégie pour rester malade ! Bien au contraire, ces bénéfices sont inconscients, la personne malade ne se rend pas compte que quelque chose l'attache à sa maladie. Il lui faut un travail pour en prendre conscience et s'en détacher. Explorer en soi ces bénéfices est un pas vers une guérison plus facile.
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Lily
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Dim 17 Oct - 11:00

Je me permets de reprendre ce que j'avais dit sur KL:

Je crois que pour moi, la peur de guérir (même si elle est beaucoup moins présente maintenant), c'est la peur de ne plus être aimée.
Je sais pas vraiment comment l'expliquer, mais disons que je vois en ma maladie quelque chose qui fait que je suis digne d'intérêt. Hum... Je dois pas m'exprimer très clairement.
Cette idée, je le sais, est totalement stupide, d'autant plus qu'aucune personne ne mon entourage ne se doute de quoi que ce soit.

Avec un peu de recul, je me rends compte que ça n'en vaut bien évidemment pas la peine. Le mois dernier, j'ai passé 4 semaines presque sans TCAs, et je sais que ça a été les 4 semaines les plus heureuses que j'avais vécues depuis bien longtemps.
Mais pourtant me revoilà dedans, par ma propre volonté, ou du moins en partie.

Je ne me comprends pas moi même.

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Butterfly
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 5:15

Lily a écrit:
Je me permets de reprendre ce que j'avais dit sur KL:

Je crois que pour moi, la peur de guérir (même si elle est beaucoup moins présente maintenant), c'est la peur de ne plus être aimée.
Je sais pas vraiment comment l'expliquer, mais disons que je vois en ma maladie quelque chose qui fait que je suis digne d'intérêt. Hum... Je dois pas m'exprimer très clairement.
Cette idée, je le sais, est totalement stupide, d'autant plus qu'aucune personne ne mon entourage ne se doute de quoi que ce soit.

Avec un peu de recul, je me rends compte que ça n'en vaut bien évidemment pas la peine. Le mois dernier, j'ai passé 4 semaines presque sans TCAs, et je sais que ça a été les 4 semaines les plus heureuses que j'avais vécues depuis bien longtemps.
Mais pourtant me revoilà dedans, par ma propre volonté, ou du moins en partie.

Je ne me comprends pas moi même.


Lily je suis d'accord avec toi, j'y suis aussi un peu par ma propre volonté, mais quand je me dis stop, je n'y arrive pas, je déprime toujours à cause de ce que je mange, que je me trouve grosse, donc j'ai du mal à manger quelque choses ou alors je me restreints ou je mange énormément... Je ne me comprends pas moi même aussi
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 5:42

je vais vous faire une comparaison qui n'a rien avoir avec les tcas mais qui est mon expérience personnelle de ma peur de guérir
depuis janvier, je me bats contre ce cancer, je me suis faite opérer quatre fois, j'y ai laissé mon sein gauche (reconstruction immédiate donc je n'ai pas eu à me voir sans), chimio lourde qui m'a rendue chauve, glabre de partout, qui m'a fait souffrir physiquement comme je n'avais jamais souffert et me voilà quasiment rendue au bout du tunnel même si je dois continuer une chimio un an, peut-être toute la vie
je dois vous l'avouer, je suis terrorisée par la peur de mon opération du 5 novembre qui au regard de tout ce que j'ai vécu n'est rien, greffe de peau pour faire le mamelon
je me sens glacée, je suis exactement comme le joueur de tennis qui mène un tie break et qui a peur de gagner et donc perd son match
quant à mes tcas, je ne veux pas vous dire que je suis totalement guérie puisque je suis incapable de me peser
de toutes façons, depuis que j'ai des seins, je ne me reconnais plus : c'est très dur, ma maigreur me manque (j'en ai honte) mais je n'ai pas le droit de penser une chose pareille parce que je me fais opérer dans un peu plus de quinze jours !
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 5:49

Tu veux dire que le fait d'avoir de nouveau des seins te fait regretter le temps où tu étais maigre Fanfan? Et du coup tu as peur de guérir de ton cancer dans un sens? (excuse moi si j'ai mal compris, j'ai du mal à suivre la comparaison, je dois être un peu bête)
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 6:55

je n'accepte pas mon nouveau corps, parce que c'est un corps de femme alors qu'avant j'avais un corps d'ado, non je veux guérir de mon cancer, j'ai du mal me faire comprendre
j'ai peur de cette dernière opération (c'est pour cela que je parlais de ma peur de guérir), parce que je suis à bout de souffrance physique, tout simplement
mais je suis intimement persuadée que je regrette de ne plus être libre, de ne plus avoir le choix de faire ce que je veux de mon corps, de ne plus avoir le droit de peser (ne serait-ce que 45 kg) le poids que j'aime, de devoir manger sans envie
de tout faire par devoir
il va falloir que cette vie du cancer devienne ma vie si je ne veux pas avoir de récidives puisque j'ai un cancer invasif
je suis prisonnière de mon corps : ce n'est plus moi qui décide mais lui...
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 8:18

Ah d'accord je comprends mieux comme ça. Je comprends ce que tu veux dire. C'est la perte de contrôle qui te fait peur en fait. Parce que l'anorexie, c'est le contrôle, ou du moins, c'est l'impression qu'on a.
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 9:58

tu as tout à fait compris
je suis dans ma prison sans liberté aucune
il y a un très beau livre de Philippe Roth dying animal qui explique très bien ce sentiment, c'est aussi un très beau film avec Pénélope Cruse
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 11:23

quel film? J'adore Penélope Cruz
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 12:31

moi aussi Smile Le film a le même nom que le livre?
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 12:42

c'est trop mon modèle beauté, en français c'est pas élégy?
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 14:36

lovers (elegy) en anglais
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Lun 18 Oct - 14:56

Merci Fanfan, je vais le télécharger!
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Mar 19 Oct - 3:19

merci (héhé tous le monde à vu mon don exceptionel en anglais (ironie)) tongue
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   Mar 19 Oct - 6:58

Wink
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MessageSujet: Re: La peur de guerrir.   

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